mardi 20 juillet 2010

closer to paradise

bornéo. un nom qui sent bon l'aventure et l'exotisme. une des plus grandes îles du monde, elle héberge une partie de la malaisie (les provinces de sabah et sarawak), une partie de l'indonésie (kalimantan) et le sultanat de brunei. la quasi entièreté du territoire est couverte de jungle, mais ça sera pour le prochain billet. cette fois-ci, je vais m'attacher à l'autre merveille de l'île: ses côtes et ses fonds marins. au sud-est de sabah, les minuscules îles de sipadan et mabul sont devenues la mecque de la plongée pour les aficionados du genre. et même quand on se contente de snorkelling (masque/tuba/palmes) le spectacle est saisissant: coraux, multitudes de poissons et tortues de mer sont très facilement approchables. à sipadan, il y a également des requins mais je n'y suis pas allé, trop cher pour finalement pas grand chose de plus qu'à mabul. pour la deuxième fois du périple, je voyage accompagné, avec aurore cette fois-ci, une amie d'izel, pas très loin de chez moi dans le sud de la belgique. elle est partie 1 mois avant moi et nos routes se croisent ici pour une petite vingtaine de jours...

outre les paysages marins extraordinaires en-dessous et au-dessus de l'eau, ce sont les gens qui m'ont marqué dans cette région finalement assez pauvre. on retrouve pas mal d'immigrés philippins de mindanao tout proche, en quête d'une meilleure vie. les gamins tout bruns courent partout sur l'île avec des sourires à damner un saint, et il suffit de passer un peu de temps avec eux pour qu'ils nous emmènent explorer les maisons sur pilotis ou les plages environnantes. comme partout ailleurs, on y joue au foot sur la plage ou à l'ombre de la mosquée, voire sur une table avec un subbuteo maison! tout cela a un petit air de paradis... néanmoins, le tourisme étant ici la principale ressource, quiconque n'en bénéficie pas directement ou indirectement vit dès lors dans des conditions déplorables. à côté des complexes hôteliers dignes des meilleures lunes de miel, on retrouve donc des gens qui vivent à 5 ou 6 sur de frêles embarcations et qui tentent de soutirer quelques ringgit au touriste de passage. la vue de cette pauvreté mêlée à la beauté de ces gens et du paysage environnant est assez touchante...



































les villes malaises à bornéo ne cassent pas la baraque en terme de style architectural, mais les kota kinabalu, kuching ou encore miri offrent ici et là des points de vue originaux sur une certaine vision de l'aménagement urbain post-moderne des années 1970, ce qui in fine est plutôt excitant en termes de photos! quelques snapshots colorés glanés ici et là:






















prochain épisode: la jungle!

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